• Grace

Arrêter les anti-dépresseurs

Bon, bien évidemment ce post ne va pas être le post le plus drole sur ce blog, comme vous avez pu le voir dans le titre. J'ai arrêté mes anti-dépresseurs il y a une semaine maintenant et j'avais envie d'en parler.


Tout d'abord, je ne tiens pas à préciser les raisons pour lesquelles j'ai commencé à prendre des anti-dépresseurs mais disons que la première fois que je les ai pris remonte à début Novembre 2018. Je pensais sérieusement que j'étais partie pour les prendre pendant un bon moment. Les premiers effets de ces médicaments, je ne vous le cache pas, ont été assez compliqués. Au début beaucoup d'insomnies, des maux de tête, des émotions décuplés. Au début j'avoue que ce n'était pas évident mais je sais qu'à l'époque j'en avais vraiment besoin. Puis tous les mois je suis allée chez le médecin pour qu'il puisse me les préscrire. La dernière fois que j'y suis allée, c'était il y a un peu plus d'un mois et le docteur m'avait bien dis de revenir un mois plus tard pour voir les 'progrès' que j'aurais pu faire en 4 semaines. Parallèlement, j'ai suivi une thérapie avec une psychologue au top. J'en ai vu des psychologues dans ma vie mais celle-là est de loin la meilleure que j'ai pu rencontrer. En revanche, depuis quelques temps, je ne ressentais plus l'envie de parler. Je ne ressentais plus ce besoin de me confier constamment par rapport à mon mal-être et petit à petit j'ai arrêté les rendez-vous chez mon psy. Je me suis rendue compte à quel point finalement ça ne me manquait pas, ce qui était pour le coup assez bon signe dans mon cas. Et puis... ma tablette d'anti-dépresseurs diminuait de plus en plus évidemment et je n'ai jamais vraiment eu le courage de retourner chez le médecin, surement par flemme ou par manque de temps à cause mon travail (excuse bidon, je sais). J'ai décidé par moi-même d'arrêter ces médicaments. ATTENTION, je ne suis pas un exemple à suivre! Je sais pertinemment qu'il faut d'abord un avis du médecin avant d'arrêter ce genre de traitement, car il faut non seulement être suivi constamment mais en plus il faut que le docteur 'donne son accord', on va dire. Mais pour être tout à fait honnête, je n'avais pas besoin de son avis. Je savais très bien qu'au fond, j'allais beaucoup mieux.


J'ai donc arrêté mes médicaments la semaine dernière, jeudi 14 février. En fait, je me suis à peine rendu compte que j'arrêtait le traitement. Pour moi, il ne s'agissait finalement que de l'arrêt d'une prise d'un médoc, rien de plus. Alors j'ai arrêté tout naturellement, comme si de rien n'était.

Le weekend passe, tout est normal. Par contre, pour la reprise du travail le lundi, j'ai eu beaucoup plus de mal à me lever, j'étais beaucoup plus fatiguée que d'habitude alors que pour une fois j'avais dormi 8 heures (oui, c'est rare...). Je ne m'en suis pas vraiment souciée, je me suis simplement dit que ça devait être à cause du fait que je me suis levée à 6h30. Bref, arrivée au travail, je suis complètement sur les nerfs sans aucune raison. Dès le matin, 8h, je suis énervée contre la terre entière alors je ne suis pas forcément tombée sur des clients agaçants. J'ai été comme ça toute la journée, tellement bien que j'ai pleuré de nerf lorsque je suis partie pour ma dernière pause. La raison pour laquelle j'ai pleuré de nerf? Aucune. Je rentre, je me mets à pleurer sans aucune raison encore une fois et les trois jours qui suivants ont reproduis exactement le même schéma. Mercredi soir j'ai même appelé mon copain en pleure sans aucun raison, lui-même n'a du rien comprendre que ce qui était en train de se passer.

Hier je suis allée au cinéma avec ma collègue voir un film comique, et pendant le film je me suis de nouveau mise à pleurer. Lorsque je suis rentrée, j'ai commencé à me poser de sérieuse question sur ce qui était en train de m'arriver. En plus, ces quatre derniers jours, j'ai ressenti à plusieurs reprises des vertiges et étourdissements sans aucune raison appartente.


Ce n'est finalement que ce matin en me réveillant que j'ai fais le lien entre mon comportement récent et mon arrêt des anti-dépresseurs. Je suis bien évidemment allée chercher des réponses sur internet pour voir si je ne me trompais pas, et non, effectivement j'avais bien la majorité des symptomes de discontinuation des anti-dépresseurs. En lisant plus attentivement tous ces symptomes, tout est devenu clair et j'ai mieux compris mes vertiges, mes moments de grosse fatigue et mes émotions complèment multipliées sans raison. L'idée de reprendre le traitement m'a traversée l'esprit car je n'aime vraiement pas l'état dans lequel je suis en ce moment, mais je sais qu'il ne faut pas que je reprenne ce traitement. Je ne me sens pas très bien certes, mais j'essaye de me dire que ça va s'arrêter au bout de quelques semaines, il faut juste que je sois armée de patience.

Honnêtement, je n'aime pas cette idée des anti-dépresseurs. Bien-sur, ils m'ont énormément aidé, mais je n'aime pas l'idée de les prendre sur le long terme, car je crois que je n'aime tout simplement pas cette idée qu'un médicament joue un rôle dans la gestion de mes émotions et surtout dans mon bonheur. Je n'aime pas cette idée d'être contrôlée par un médicaments, même si je sais que ça n'est pas entièrement le cas.


Enfin voilà mon update. Fini les anti-dépresseurs, mais les symptomes qui suivent sont franchement épuisants, autant sur le plan physique qu'émotionnel. J'espère sincèrement qu'ils vont se dissiper rapidement.


Grace x


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